Une école combinant l’ostéopathie et le yoga

Portrait d’un ancien étudiant de l’IEOQ : Patrick Salibi

Par Mélanie Alain

 

Vous êtes-vous déjà demandé ce que deviennent les anciens étudiants de l’Institut d’enseignement de l’ostéopathie du Québec (IEOQ)? Dans le cas de Patrick Salibi, diplômé en 2009, il a fondé une école alliant l’enseignement de l’ostéopathie et du yoga. Il nous a parlé d’Osteo Yoga et de son parcours professionnel. (http://www.osteoyogashala.org/)

Pourquoi Osteo Yoga?

Selon Patrick Salibi, l’avantage d’intégrer l’ostéopathie à d’autres disciplines est qu’elle «offre une manière simple et concrète de comprendre le corps pour tout le monde».

En fondant son école en 2005, le formateur voulait démocratiser ses disciplines de prédilection. «La philosophie de M. Coallier [de l’IEOQ] est que l’ostéopathie devrait être accessible à tous ceux qui veulent devenir ostéopathes. Son programme est donc simple. Pour apprendre l’ostéopathie, pas besoin d’être un médecin, un chirurgien ou un dentiste. C’est un peu dans cette optique que j’ai créé Osteo Yoga : pour apprendre aux gens à devenir leur propre ostéopathe et guérisseur.»

M. Salibi donne donc des formations professorales à tous ceux qui le désirent «pour qu’ils puissent enseigner et guider les autres dans un processus qui leur apprend à prendre soin de leur propre corps, et ce, en combinant l’ostéopathie et le yoga.»

Or, les gens qui travaillent au sein de cet organisme sans but lucratif ne sont pas des employés mais des membres. «Ils offrent de leur temps à l’OSBL qui leur offre des privilèges.»

Par ailleurs, les étudiants de la formation professorale ne démontrent pas leurs acquis par des examens écrits, mais «par l’action». Ils participent à des événements spéciaux organisés par Osteo Yoga, le dernier ayant eu lieu en décembre dernier, raconte M. Salibi. «Dans cet événement de grande envergure, ils ont réuni leurs forces pour partager de manière créative les apprentissages faits durant l’année. On a des kiosques sur différents sujets liés à l’être humain (la sexualité, la créativité, l’argent, le corps…). On a monté une pièce de théâtre, de danse, j’ai donné une conférence et on a fini avec de la musique, de la danse et un DJ.»

La nécessité du branding pour se différencier

M. Salibi a dû tester plusieurs avenues avant de connaître sa voie. «Au fil des années, j’ai exploré un peu de tout. J’ai fait des conférences dans des entreprises, des banques, des écoles secondaires... Quand tu es jeune, tu essaies des choses; quand tu es plus mature, tu sais qui tu es, tu ne veux plus faire ce qui n’est pas enligné avec qui tu es. En ce moment, l’école est en phase de restructuration. On se concentre sur la marque, le branding. Je n’ai plus vraiment d’intérêt à me déplacer pour les conférences», conclut-il.

Osteo Yoga est devenue une marque officielle en 2011. Selon Patrick Salibi, son école est toujours allée dans la direction voulue «parce que j’ai fait mes premiers pas en allant dans cette direction», dit-il.

«Le branding, c’est la façon de positionner une marque, une idée, pour que tout autour de cette idée soit clair et présenté d’une manière qui représente le contenu. C’est ce que je porte en moi, ma mission. Je travaille sur le contenu depuis des années.»

Selon M. Salibi, puisque beaucoup d’ostéopathes deviendront travailleurs autonomes, avant de commencer, il faut se demander ce qu’on veut vraiment, où on veut aller et pourquoi.

«Comme pour tout emploi dans le service à la clientèle, pour vivre de l’ostéopathie, il faut développer une clientèle et travailler. Il y a des gens à qui ça convient et d’autres, non. Certains veulent plus de variété dans leur vie. J’ai des amis qui ont leur diplôme [d’ostéopathie] et qui font un bon salaire, mais ils ont décidé de retourner à l’école à temps plein pour apprendre autre chose. L’ostéopathe doit est clair par rapport à ses intentions.»

Dès qu’on a clairement identifié le message à diffuser, il faut que chaque décision par la suite représente la mission et la vision de son entreprise, indique le formateur. «Présentement, il y a peu de différences entre les ostéopathes. […] Pour être une entreprise, un travailleur autonome, bien fonctionner et se sentir épanoui, il faut être capable de définir qui tu es, ta spécialité, ce que tu aimes faire, le genre de clients avec qui tu veux travailler et te présenter de cette façon pour que les gens qui cherchent ce service te trouvent. Sinon tu es seulement un autre ostéopathe.»

Patrick Salibi considère que le temps, l’expérience et la réputation sont les principaux facteurs permettant de se démarquer des concurrents et de trouver des clients. Quand les gens entendent parler d’un spécialiste depuis longtemps, il y a plus de chances qu’ils fassent appel à ses services, même si ce n’est que bien des années plus tard.

Patrick Salibi, l’auteur

M. Salibi a écrit deux livres. L’un, intitulé L’expérience humaine : Un voyage initiatique à travers les mystères du corps humain, de la vie et du cosmos, a été publié le 5 décembre 2015. La sortie du deuxième, Osteo Yoga, le chemin du corps humain, dont il est coauteur, est prévue pour la Fêtes des mères.

Entre autres, «dans L’expérience humaine, j’aborde la façon dont le corps humain fonctionne en relation avec son environnement, c’est-à-dire la vie et la création au complet. La spiritualité du corps humain et le corps humain et sa spiritualité.»

(Photo : courtoisie de Patrick Salibi)

 

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